Enfer
La descente dans les passions humaines, leurs contradictions et leurs zones d’ombre. Les premières œuvres ouvrent le chemin.
Dîner · Concert · Exposition
Une traversée contemporaine de l’Enfer au Paradis, vécue à table au milieu des œuvres.
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Au milieu du chemin de notre vie
Quatre peintres, un photographe et une compositrice suivent Dante depuis les marasmes de l’Enfer jusqu’à la félicité du Paradis. Le jeudi 15 octobre, leur exposition se prolonge en un dîner privé : un menu en quatre temps signé du chef Valentin Deregnaucourt, les vins naturels du Domaine des Terres Promises et le triptyque original de Clara Germont au violoncelle.
La descente dans les passions humaines, leurs contradictions et leurs zones d’ombre. Les premières œuvres ouvrent le chemin.
Le passage et la métamorphose. La lumière, les plats et la musique accompagnent une lente élévation.
L’aboutissement lumineux du voyage : les formes se défont, les voix s’élèvent et le récit trouve son apaisement.

Un seuil avant le poème
Dans un espace de réception haussmannien du 7e arrondissement, un voile translucide souligne l’architecture et installe un espace suspendu, soustrait au temps. La lumière progresse avec le voyage de Dante.
Peintures, dessins, cyanotypes et vidéo composent le parcours de l’Enfer au Paradis.
Chaque plat du chef Valentin Deregnaucourt répond à un moment du récit.
Enfer, Purgatoire, Paradis, une composition originale pour violoncelle.
Des accords avec les vins naturels du Domaine des Terres Promises.
Les artistes
Chacun traverse le poème avec son propre langage. Peinture, dessin, photographie, vidéo et musique composent un même parcours, de l’obscurité vers la lumière.

Rodolos explore les passions humaines, les sentiments mis à nu et les tiraillements intérieurs dans un langage symboliste et fantasmagorique. Sa faculté à faire naître des imaginaires visuels à partir d’œuvres musicales ou littéraires éclaire sa lecture du voyage de Dante.

La transcendance irrigue son travail. Ses figures, prisonnières de leurs tares, cheminent de l’obscurité vers la lumière et cherchent à s’arracher aux cages mentales qui entravent leur élévation. La Divine Comédie devient l’espace naturel de son langage coloré, rêveur et complexe.

À l’huile et en techniques mixtes, Pia d’Hautefeuille peint des états de passage. Ses figures en suspens habitent des espaces nocturnes où les frontières du temps, du lieu et du corps cessent de tenir. Elle reconnaît dans le poème de Dante une matière familière : la métamorphose.

Formé auprès des maîtres napolitains, Luca Matano développe une pratique contemporaine qui conserve la grâce des techniques classiques. Ses origines italiennes et son doctorat en sciences philosophiques lui donnent une compréhension fine des symboles développés par Dante.

Formé à l’École des Gobelins, Loum Dhérot déploie une maîtrise personnelle du cyanotype. Il entre dans La Divine Comédie par ses figures féminines, détachées de la trame pour retrouver la solitude du portrait. Leurs visages troubles ouvrent un espace de projection dans les méandres du poème.

Chez Clara Germont, la musique naît d’un geste spontané : l’improvisation d’abord, l’écriture ensuite. Formée aux grandes écoles françaises et suisses, elle compose une descente, une traversée et une élévation que le violoncelle tient seul d’un bout à l’autre.

« Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure, car la voie droite était perdue. »Dante — L’Enfer, chant I · Trad. Jacqueline Risset
Avec Orée, la gastronomie et le vin entrent en dialogue avec les arts. Œuvres inédites, scénographie, musique et table s’unissent ici pour transformer un dîner en expérience sensible et collective.
Informations pratiques
Tarif avant-première
L’expérience complète, menu et accords inclus.
Réserver ma placeUne facture peut être établie sur demande.